Pièces

Publié le par Adora

"Leur couloirs sombres", elle répète. 

elle se met par terre

épouse les angles que prononce Sol

en répétant "les couloirs sombres d'eux - leurs couloirs sombres et la fin des ha"

les traits du 

Sol donneur de leçons fait ramper la petite 

à-plat de son corps dans l'espace

écrasée du savoir 

du poids du

rampe vers elle-même

elle arrive vers elle-même

à vitesse de ver

dans son noir d'oeil

de la nuit qu'elle crée à pleines mains et dont

elle s'entoure

à pleines mains - leurs couloirs sombres

et ils s'amusent avec les lignes

ils tirent 

traient 

dans mon lit

ils

leurs

à plat contre

les angles

tout à plat contre les angles de

ils disent Sol

elle se revêt d'elle-même

et à vitesse rampante contre elle-même

fonce

elle se rapproche d'elle

même

contre ce que dessine Sol avec ses traits contre

ses angles de Sol

contre le peau d'A

les lignes sur le peau d'A son corps tracés du

Sol

contre elle

elle va entrer chez elle

enlever la peau

et prendre la pulpe aux dents

- sa bouche

contre Sol (clef)

les poussière

le grains 

de petit sable qui doucement

de petit sable qui doucement griffe

peaux sèches de sècheresse du cerveau

 

qui ne pleure pas

petits sables et petits poils de fourrures de plastique

sous la peau dans les en-dessous des

le petit sable et les ustensiles de découpe

armons-nous

contre Sol trompeur

aux angles en volume

les carrés de plus en plus petits que traient (leurs couloirs - sombres)

se soulèvent en méchanceté de perspective mathématique

tombée dans la représentation

au Sol contre les angles 

qui

prennent volume

contre ces lignes et creux sans couleur 

- la fontaine à eau

leurs tailles et l'odeur de

ce qui n'est pas vivant

contre les rampante angles

la joue sur le Sol

qui l'en sur elle en elle la nuit et l'oeil

clair

qui fait

le noir autour

 

mâchons son tissu et

le bleu nuité de noir laissé-allé 

vire violet tendre

ces couloirs sombres

à dormir

 

 

Entre dans la pièce.

L'assiette froide posée sur le lit.

Draps défaits.

Toi dedans.

défaite

Le violon du deuxième étage donne un souffle si mélancolique, si mélancolique.

Crampes au coeur, l'attente.

Un filet, les rideaux, 

froid, la crasse

tu caresses en boucle ton bouton d'inertie

et restes larve qui appuie sur sa pensée pour la faire sortir

mâches en boucle les restes mous de ta bouche molle

qui n'avale plus - la crasse

froid humide de chaleur triste 

les couverts rouges dans l'assiette bleue, blanche,

froid ce qui était chaud

sec et collant 

ce qui

était liquide et collant

dans tes doigts la crasse

lèches et la crasse

de tes doigts le sucre

et l'odeur du sucre

 

ton désespoir

 

à midi la tristesse d'être triste

où sommes-nous ?

à midi trois la tristesse infinie du dégoût

où en sommes-nous ?

la honte et l'horreur du temps

qui passe

et ne te prend pas avec lui

le temps qui fait avancer toute chose et te laisse

à la même place

dans la crasse

nous n'irons plus en classe

 

perdu en tout lieu

sous l'eau dans l'air

perdu en tout lieu

j'emmène ma maison sale en tout lieu avec moi je l'emmène

 

je ne veux plus sortir

je ne veux plus rester là

je ne veux pas être là-bas

ici brûle et s'enfonce comme la mort au présent

perdu en tout lieu

à sa place en nulle part

en nulle part à sa place

la sortie de toi-même 

et le froid et le chaud et le doux et l'humide

et les larves

et les chiens

et la terre

et les larves

dormir dans

cette terre

pleine de larves

et tes mains à tes yeux sous la terre et

dans l'eau

 

 

 

dans l'eau tes cheveux vers le haut

dans l'eau tes mains vers le haut

dans l'eau tes yeux en bas

qui regardent en bas

le jour inverse

les mains vers la haut

caressent eau

dents tendues immobiles - tes dents tu leur ordonnes

les dents on ne peut pas les bouger

elles bougent avec le crâne-en-entier

tu leur ordonnes

mais 

et crâne dort en lui-même

sous eau claire

les pieds dans l'eau vers le bas tes hardes, elles deviennent des anges

tes peaux, elles deviennent des anges

tes corps un, ils deviennent un corps de l'eau sans la mort

l'air dans tes yeux il ressemble à un sac plastique,

l'air dans ton nez il ressemble à une méduse

et toi on dirait une morte

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