Noyaux

Publié le par Adora

Sous-marin.

Un homme grave et la voix. Sous. Dans. Travers métallique et la voix des sourds.

Le battement régulier (se fronce et. l'augure triste. battements irréguliers)

l'approche tremblante - ce qui tremble

nous les membres et l'envie pressante

L'alarme. Sous-marin en-dessous zero les battements

l'augure menaçant

sirènes des yeux

la lumière rouge disparaît - les veines

trois battements (en dessous zero)

pas deux, pas quatre

trois battements et la triste danse - contractions

nous les membres

nous

t'attendons.

Cachés dans le noir (révélés une fois sur deux - pas trois par le

lumière rouge, lumière noire, lumière rouge, lumière noire)

l'alarme sonore sous les yeux, le sous-marin

l'odeur du métal

et l'eau dorée

le reflet

par procuration

les sirènes mauvaises l'augure triste

nous attendons cachés (révélés une fois sur deux) pour mettre en

arrêt

les battements (les notres, la sirène, trois fois, pas deux, pas quatre)

faire-là le métal

tristes cuivres la sirène

une fois sur deux

Cela qui s'approche et ne vient pas

nous les membres t'attendons

tu ne viens

Passer la main sur le sol trempé 

les os humides et les yeux métalliques

son odeur dans la bouche et

s'accrocher aux tuyaux de métal

(leur odeur, leur odeur)

par procuration les reflets

ongles pleins de la lumière d'hier

ongles sales du fantôme de métal

plaques de colle sur la peau (par-dessus la peinture)

le noir de tissus qui sont morts noyés

le sous-marin

L'augure insoutenable

sirène qui tord ces tristes cuivres, fondent, tordent, salissent les ongles et

pas deux, pas quatre, trois.

Ce qui tremble le bruit la danse triste de ce métal mourant,

s'être coincé là, entre cuivre et l'eau, rouge et nuit, le bruit et le bruit, l'eau dehors et l'eau dedans.

Bleu dehors noir dessous

en dessous zéro les degrés 

tout au fond le sable

cette horreur de bruit

ce métal qui fond et entre par la peau

les passages si nombreux et les gorges qui se tendent, si fort, à détruire ce qui 

est en train de mourir, la sirène et le fond, l'eau dedans, les ongles qui de panique pénètrent le métal

(doré, son, sa manière de mentir et d'hurler là sur ta peau l'augure triste de ce fond qui fait entrer l'eau dehors/dedans)

Caresser ses dents pour. du lisse susciter un frisson. et hacher l'odeur du métal

Déjà dans le noir nous avons laissé trace - ces blessures sur le métal, la trace de nos ongles mangeurs de mort imminente.

Au lieu de laisser le noir nous manger.

Ne pas faire d'ombre aux reflets (l'or) du métal mou.

Ne plus - jamais - faire sortir l'air - l'eau du dehors est l'eau du dedans, nous n'avons pas droit d'y marquer le souffle.

 

 

Ne ferai plus 

 

mettre le métal mou à mort

pour essayer la survie

 

Ne mettrai plus

 

faire dans l'eau l'air

et trembler cela qui engloutit

 

Ne batterai plus

 

contrôler les apparitions

de la lumière pré-réglée

 

N'enfoncerai, gratterai, mélanger pétrir et laisser tomber la salive quand les dents ne font plus rempart.

 

Les yeux commanditeurs d'augures obscurs

par l'envie de

tordre et 

 

 

ces enfants-là.

 

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