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Publié le par Adora

Ai certitude de toi.

Ai brûlures de ta présence réelle.

Ai souvenirs imprimés sur le vivant.

Mes souvenirs de toi se devinent sous le calque de notre vie vécue.

C'est aujourd'hui que je sais : j'ai fait.

C'est aujourd'hui qui donne la vérité d'hier.

Aujourd'hui dit : hier est toujours.

Nous, ma foi, Ma fois dix petites éternités d'une trentaines de jours (10 facteur de quoi ?)

comme, aïe, sucrerie offerte à la petite qui me regarde depuis là-bas, habillée pareil que moi, les cheveux coupés autrement mais chantonnant les mêmes airs, (ses cheveux).

Nous nous regardons à travers la vie vécue orangée rosée des jours d'après toi. D'après l'existence de toi. Avec un clin d'oeil qu'elle me fait je forme un sourire : je le tourne vers toi ce sourire, pour que tu le mettes devant mes cauchemars. Je te dis : voilà. Regarde avec tes yeux d'aujourd'hui. Regarde le petit toi fin funambule sur les mots-qui-faisaient-des-maisons d'hier, regarde toi, la petite parce que lointaine voix, pleine de toutes les couleurs du monde, te rouler dans la pensée de nous, souviens toi de Cronenberg et du chiffre 7, souviens-toi de la parfaite musique de nos regards qui savaient le monde. Nous sommes certes - ce même certes qui tient de la certitude - ce qui va l'un-l'autre. Nous sommes le monde et formons la couleur. Je te donnerai l'antidote, tu pétriras mon dos, tu me mettras le sucre dans la bouche et moi je te le mettrai dans la pensée. Tu dormiras et je saurai me taire et tu vois les mots que je veux te dire avec les mains la nuit je les glisserai dans ta pensée parce que c'est là que j'habite. Cette maison à laquelle je mets parfois le feu. La maison et l'habitant brûlent itou et le bois et la peau ont aussi mal l'un que l'autre. Oh la ma-ison, la ma-ison que l'on voudrait faire entrer dans sa maison.

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