Les grains sur les grains

Publié le par Adora

Adora tire sur les paupières d'Anima.

Elle en a plein les mains de la lumière orange - elle met ses mains devant et cache l'ombre.

Adora les yeux dans les mains d'Anima qui de loin, orne les arbres futurs, fait craquer les noix en chuchotant les prières du deuil.

Anima de loin toujours de si loin - sa danse nocturne - l'affront fait à la nuit.

Adora ramasse les épines les feuilles les fruits vénéneux Adora les mains pleines du déchet cérébral, la terre, les animaux de sous la terre, les carapaces articulées, les milliers d'antennes

les mains pleines le souffle coupé jusqu'en haut la terre est montée nous sommes enterrées

Adora cherche la pelle Anima se roule dans les millions de morceaux d'insectes la terre elle se la met dans la bouche et Adora qui se démène vers l'extérieur et Anima qui se démène vers l'intérieur

leurs dents Adora les caresse de la langue Anima les gratte avec ses ongles et cherche les dents de lait

Anima dans la terre Anima sous la terre fait la cour à mort aux insectes se roule enfonce sa langue dans la terre ouvre les yeux sous la terre emplit ses poumons de la terre rit tristement et se berce toute seule 

d'avant en arrière la terre elle la bouge

d'avant en arrière elle fait la musique des insectes

 

Adora démenée les yeux rouges et les poumons fermés le rythme du cerveau la valse lente d'Anima qui fait trembler la terre les insectes qui tombent amoureux et sont croqués sous la dent de lait d'Anima Adora qui tremble nerveusement nous sommes enterrées Anima se met à chanter un chant qui vient de l'intérieur des poumons pleins de cette terre-ci une lamentation endeuillée des milliers d'insectes écrasés par l'ongle nous ne parlerons plus les rires le chant et faire trembler la terre mettre un insecte dans chacune de ses oreilles "viens par là Adora" elle est occupée et arrache sa peau propre avec ses ongles sales de la terre

 

nous les mettrons sur l'étagère

et nous grimpons sur l'étagère

 

Adora les mains sur les genoux le miroir en face de la nuque 

Anima les yeux fermés qui danse violemment et agrave la terre

 

la langue sortie montre son cul troue le tissu fait la danse violente cogne ces murs-là

 

et fait pleurer les Adora nerveuses ses mains s'enfonçant dans la terre cérébrale nous cherchons à pénétrer cette boîte-ci l'os les crayons en bois sous la paupière les règles de métal frapper marquer du sceau

 

Adora en lambeaux de s'enfoncer en elle-même

Anima en lambeaux de se cogner contre les murs

La méditation catastrophique

La danse violente

 

Anima par terre les mains contre le dos d'Adora

Adora le miroir tombe sectionne quelques membres de l'adorable Anima qui roule quelques insectes dans les cheveux sectionne la chevelure Anima presque chauve libérée des insectes

et horrifiée Adora qui se retourne et place ses mains contre celles d'Anima

 

Le miroir vivant de l'horreur 1+1 les voilà l'une l'autre elles-mêmes

et le rythme triste d'un cerveau mangeur de mort entame le mouvement des genoux

qui d'abord tremblent se claquent l'un contre l'autre Adora entre en Anima et leur tremblement la détresse des mouvements qui leurs sont imposés

 

la danse

valsent tristement à l'infini l'une ne tombera pas sans l'autre

elles se concentrent et Adora les yeux fermés

 

tire sur les paupières d'Anima.

Elle en a plein les mains de la lumière orange - elle met ses mains devant et cache l'ombre.

Adora les yeux dans les mains d'Anima qui de loin, orne les arbres futurs, fait craquer les noix en chuchotant les prières du deuil.

Anima de loin toujours de si loin - sa danse nocturne - l'affront fait à la nuit.

Adora ramasse les épines les feuilles les fruits vénéneux Adora les mains pleines du déchet cérébral, la terre, les animaux de sous la terre, les carapaces articulées, les milliers d'antennes

les mains pleines le souffle coupé jusqu'en haut la terre est montée nous sommes enterrées

Adora cherche la pelle Anima se roule dans les millions de morceaux d'insectes la terre elle se la met dans la bouche et Adora qui se démène vers l'extérieur et Anima qui se démène vers l'intérieur

leurs dents Adora les caresse de la langue Anima les gratte avec ses ongles et cherche les dents de lait

Anima dans la terre Anima sous la terre fait la cour à mort aux insectes se roule enfonce sa langue dans la terre ouvre les yeux sous la terre emplit ses poumons de la terre rit tristement et se berce toute seule 

d'avant en arrière la terre elle la bouge

d'avant en arrière elle fait la musique des insectes

 

Adora démenée les yeux rouges et les poumons fermés le rythme du cerveau la valse lente d'Anima qui fait trembler la terre les insectes qui tombent amoureux et sont croqués sous la dent de lait d'Anima Adora qui tremble nerveusement nous sommes enterrées Anima se met à chanter un chant qui vient de l'intérieur des poumons pleins de cette terre-ci une lamentation endeuillée des milliers d'insectes écrasés par l'ongle nous ne parlerons plus les rires le chant et faire trembler la terre mettre un insecte dans chacune de ses oreilles "viens par là Adora" elle est occupée et arrache sa peau propre avec ses ongles sales de la terre

 

nous les mettrons sur l'étagère

et nous grimpons sur l'étagère

 

Adora les mains sur les genoux le miroir en face de la nuque 

Anima les yeux fermés qui danse violemment et agrave la terre

 

la langue sortie montre son cul troue le tissu fait la danse violente cogne ces murs-là

 

et fait pleurer les Adora nerveuses ses mains s'enfonçant dans la terre cérébrale nous cherchons à pénétrer cette boîte-ci l'os les crayons en bois sous la paupière les règles de métal frapper marquer du sceau

 

Adora en lambeaux de s'enfoncer en elle-même

Anima en lambeaux de se cogner contre les murs

La méditation catastrophique

La danse violente

 

Anima par terre les mains contre le dos d'Adora

Adora le miroir tombe sectionne quelques membres de l'adorable Anima qui roule quelques insectes dans les cheveux sectionne la chevelure Anima presque chauve libérée des insectes

et horrifiée Adora qui se retourne et place ses mains contre celles d'Anima

 

Le miroir vivant de l'horreur 1+1 les voilà l'une l'autre elles-mêmes

et le rythme triste d'un cerveau mangeur de mort entame le mouvement des genoux

qui d'abord tremblent se claquent l'un contre l'autre Adora entre en Anima et leur tremblement la détresse des mouvements qui leurs sont imposés

 

la danse

valsent tristement à l'infini l'une ne tombera pas sans l'autre

elles se concentrent et Adora les yeux fermés

 

tire sur les paupières d'Anima.

Elle en a plein les mains de la lumière orange - elle met ses mains devant et cache l'ombre.

Adora les yeux dans les mains d'Anima qui de loin, orne les arbres futurs, fait craquer les noix en chuchotant les prières du deuil.

Anima de loin toujours de si loin - sa danse nocturne - l'affront fait à la nuit.

Adora ramasse les épines les feuilles les fruits vénéneux Adora les mains pleines du déchet cérébral, la terre, les animaux de sous la terre, les carapaces articulées, les milliers d'antennes

les mains pleines le souffle coupé jusqu'en haut la terre est montée nous sommes enterrées

Adora cherche la pelle Anima se roule dans les millions de morceaux d'insectes la terre elle se la met dans la bouche et Adora qui se démène vers l'extérieur et Anima qui se démène vers l'intérieur

leurs dents Adora les caresse de la langue Anima les gratte avec ses ongles et cherche les dents de lait

Anima dans la terre Anima sous la terre fait la cour à mort aux insectes se roule enfonce sa langue dans la terre ouvre les yeux sous la terre emplit ses poumons de la terre rit tristement et se berce toute seule 

d'avant en arrière la terre elle la bouge

d'avant en arrière elle fait la musique des insectes

 

Adora démenée les yeux rouges et les poumons fermés le rythme du cerveau la valse lente d'Anima qui fait trembler la terre les insectes qui tombent amoureux et sont croqués sous la dent de lait d'Anima Adora qui tremble nerveusement nous sommes enterrées Anima se met à chanter un chant qui vient de l'intérieur des poumons pleins de cette terre-ci une lamentation endeuillée des milliers d'insectes écrasés par l'ongle nous ne parlerons plus les rires le chant et faire trembler la terre mettre un insecte dans chacune de ses oreilles "viens par là Adora" elle est occupée et arrache sa peau propre avec ses ongles sales de la terre

 

nous les mettrons sur l'étagère

et nous grimpons sur l'étagère

 

Adora les mains sur les genoux le miroir en face de la nuque 

Anima les yeux fermés qui danse violemment et agrave la terre

 

la langue sortie montre son cul troue le tissu fait la danse violente cogne ces murs-là

 

et fait pleurer les Adora nerveuses ses mains s'enfonçant dans la terre cérébrale nous cherchons à pénétrer cette boîte-ci l'os les crayons en bois sous la paupière les règles de métal frapper marquer du sceau

 

Adora en lambeaux de s'enfoncer en elle-même

Anima en lambeaux de se cogner contre les murs

La méditation catastrophique

La danse violente

 

Anima par terre les mains contre le dos d'Adora

Adora le miroir tombe sectionne quelques membres de l'adorable Anima qui roule quelques insectes dans les cheveux sectionne la chevelure Anima presque chauve libérée des insectes

et horrifiée Adora qui se retourne et place ses mains contre celles d'Anima

 

Le miroir vivant de l'horreur 1+1 les voilà l'une l'autre elles-mêmes

et le rythme triste d'un cerveau mangeur de mort entame le mouvement des genoux

qui d'abord tremblent se claquent l'un contre l'autre Adora entre en Anima et leur tremblement la détresse des mouvements qui leurs sont imposés

 

la danse

valsent tristement à l'infini l'une ne tombera pas sans l'autre

elles se concentrent et Adora les yeux fermés

 

tire sur les paupières d'Anima...


 

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