II -

Publié le par Adora

Elles sont sur le chemin.

Adora regarde ses pieds ses chaussures les belles chaussures de beau cuir. Anima regarde en l'air la griffure des branches sous le ciel au-delà du ciel.

Ou peut-être le contraire. 

Droit devant elles regardent la fin du chemin quand les arbres de la droite et les arbres de la gauche se rejoignent très loin là-bas.

 

Anima est un peu molle, son tronc est en fer et ses membres dégoulinent un peu

"tiens-toi droite Anima" elle est un peu tordue - sa pensée est en fer et son visage dégouline un peu

elle balance ses pieds quand elle marche elle perd ses chaussettes à l'intérieur de ses chaussures - elle ne met plus de chaussures.

Elle se tient très droite et fait tout bouger autour de cette raideur (balancer les pieds bouge ses bras tord ses doigts pour faire comme Adora - ou c'est Adora qui a copié Anima - contorsionne son visage que des grimaces) elle fait des grimaces avec son corps.

Elle ne met que des chaussettes blanches.

 

Adora n'a rien du fer. Son tronc est en eau mais ses membres sont rigides. Tout à l'intérieur coule elle est un peu penchée en avant fait traîner ses pieds avec élégance (écoute avec fierté le son des ses très belles chaussures) mais glace ses membres, ses mouvements saccadés chacun étudié pétrifié elle se crispe Adora est liquide à l'intérieur crispée jusqu'aux doigts de pieds qui battent la cadence de ses hymnes réfléchis. 

Ses chaussettes bleu foncé.

 

Anima élégante de ne pas le vouloir du tout, Adora élégante de trop le vouloir.

 

Je crois qu'Anima porte une robe. 

Adora, c'est sûr, met des pantalons.

 

"tu me prêtes une de tes trois fleurs ?"

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article